jeudi 26 janvier 2012

Chablis premier cru Vaucoupin Patrick Piuze 2009

Chablis premier cru Vaucoupin Patrick Piuze 2009
Code SAQ : 11474658, 35,25$
Pays : France
Région : Bourgogne
Sous région : Yonne
Appellation : Chablis Vaucoupin
Classification : 1er cru
Fournisseur : Patrick Piuze
Pourcentage d'alcool : 12.5

La semaine dernière, lors de mon séjour annuel en Abitibi, en déambulant au travers des spécialités de la succursale, un ami m'a demandé: «C'est-y bon ça un Chablis?» Ma réponse fût immédiate et sans appel. «Si tu n'as jamais bu un Chablis classé, tu n'as jamais bu un vrai blanc de qualité. Laisse-moi donc te présenter un producteur d'ici, du Québec, qui fait des merveille dans ce coin là de la Bourgogne.». Le 
Chablis Premier Cru Vaucoupin de Patrick Piuze 2009. «Et trouve nous un endroit où on peut se dénicher des moules fraîches.»

Avec un nez très aromatique et frais, rappelant le minéral et la pomme verte, à la bouche vive et offrant une belle acidité, ce chablis Premier Cru étonnera le plus fin des palais. Il offre des saveurs expressives à souhait qui donnent dans le citron vert et la pomme verte. Même si on peut l’apprécier maintenant, il sera encore plus savoureux et raffiné dans deux ans, lorsqu'il aura atteint une plus grande maturité. Un chablis, c’est un vin parfait pour un sauté de crevettes ou, encore mieux, pour des moules au Chablis bien évidemment.

Le Chablis – appellation du nord de la Bourgogne, dans le département de l’Yonne - est un vin unique en son genre grâce notamment au chardonnay qui réagit à la froideur du terroir et au type de sol composé d’argile et de calcaire qui donne des arômes inimitables. En fait, le sol est rempli de coquilles d’huîtres fossilisées, ce qui contribue à un drainage efficace des vignes. Le Chablis rappelle à la fois les minéraux et le foin vert, tout comme les arômes de noisettes qui viennent avec le temps. Et bien qu’un jeune millésime est une certaine attirance de part son acidité, c’est après quelques années en bouteille qu’un bon Chablis se réveille pleinement, soit de trois à cinq ans pour un Premier Cru, et de sept à dix ans pour un Grand Cru. Il n’est pas rare de voir les meilleurs s’ouvrir après 20, 30, voire même 40 ans d’âge. La classification va de Grand Cru et Premier Cru, au Chablis générique et Petit chablis.

L’un des plus gros défis que doivent relever les producteurs de Chablis est la fluctuation annuelle du climat et la pluviosité qui entraînent de grandes différences entre les millésimes. Mais plus encore, le problème des gelées printanières peut venir détruire tout espoir de production. Ainsi, afin de pouvoir mieux protéger les vignes des gelées, on a vu apparaître dans les années ’50 des « chaufferette» à l’huile servant à préserver les vignes. Or, malgré que cette méthode soit très efficace, elle est aussi très coûteuse, et c’est pourquoi on a vu naître un autre principe qui consiste à bien arroser les vignes lorsque la température atteint le point de congélation. Ainsi, une couche protectrice se forme autour des bourgeons, ce qui permet de mieux garantir un rendement raisonnable année après année (les ceps tolèrent jusqu'à -5 degrés sans se plaindre).

Les sept Grands Crus, avec seulement 100 ha, ne constituent que 2% de la production de Chablis, mais offrent les vins les plus concentrés avec des arômes intenses. D’un autre côté, on ne compte pas moins de 79 Premiers Crus, dont seulement 12 sont célèbres. Règle générale, un Premier Cru a un taux d’alcool d’un-demi-degré inférieur à celui d’un Grand Cru, ce qui le rend moins impressionnant, moins parfumé, mais pas moins exceptionnel. Il faut se référer aux étiquettes qui indiquent l’appellation (Grand Cru, Premier Cru, etc), suivie du nom du climat (ex. Vaucoupin) pour déterminer ce à quoi nous devrons faire face. Le nom du producteur fait parfois une très grande différence.

Patrick Piuze est né au Québec et a travaillé dans plusieurs winery (Australie, Afrique du Sud, et Israël) avant d’ouvrir un bar à vin dans le Vieux-Montréal en 1997 (Le Pinot Noir). Après une courte formation au CFPPA de Beaune, il fait ses classes dans le Chablis et fondé sa maison de négoce en 2008 où il joue alors le rôle de conseiller auprès des vignerons de la région. «Procédant principalement à des achats de raisins, il concède au négoce une gamme allant du Chablis (quatre terroirs différents), aux Grands Crus (six références dont Les Preuses et Grenouilles) en passant par un éventail de onze Premiers Crus. Ce sont ainsi 110.000 bouteilles qui seront produites.»

Je vous invite à prendre quelques minutes pour découvrir le site Internet de l'appellation Chablis qui renferme une mine d'information.
http://www.chablis.fr
http://www.patrickpiuze.com

mardi 10 janvier 2012

La Montesa Rioja 2008

La Montesa Rioja 2008
Code SAQ : 10556993, 20,05 $           
Pays :   Espagne
Région : La Rioja
Appellation : Rioja
Fournisseur : Bodega Palacios Remondo
Pourcentage d'alcool : 13.5 %

Fait principalement de Tempranillo et de Garnacha (Grenache) avec un vieillissement d’un an en chêne français, ce vin se démarque par des arômes de fruits (prunes) et la terre humide. La bouche offre une touche épicée et un bel équilibre fruité qui rappelle la vanille et le tabac avec un parfum de réglisse au final. Une autre belle découverte offerte par le producteur le plus en vu en Espagne depuis quelques années, Alvaro Palacios. Accord sur un mijoté de bœuf, des brochettes et des saucisses grillées.

Depuis 1991, année d’accession à la DOC (denomiciaon de origen calificada), la Rioja est soumise à une réglementation beaucoup plus stricte et nous offre autant des vins jeunes (non vieillis) que des vins Gran reserva vieillis en fût pendant plusieurs années. On se trouve ici sur un domaine de 100 he situé dans la partie haute du Rioja dont les températures légèrement plus  fraîches qui donnent des vins de meilleure qualité. Le climat est tempéré par l’influence de l’Atlantique et protégé des vents du nord par les monts Cantabriques.

Le système de vieillissement du Rioja est encore plus rigoureux que la DOC. Le Rioja joven qualifie des vins qui n'ont pas passé en fût ou qui y sont demeurés un temps inférieur au minimum légal (3 mois). Le Rioja crianza est commercialisé dès la troisième année après avoir été élevé au moins 12 mois en barrique. Le Rioja reserva arrive sur le marché dans la quatrième année après avoir passé au moins 12 mois en barrique et une autre année en bouteille. Le Rioja gran reserva est l’exclusivité des millésimes particulièrement réussis et doit passer nécessairement 24 mois en fût et un autre 36 mois en bouteille.

Notons au passage que la Rioja a su attirer quelques-unes des architectures de vignobles les plus ambitieuses, comme l’illustre ici la bodega Ysios dessinée par l’architecte Santiago Calatrava. Et un merci tout spécial à Louis-Alexandre pour les détails architecturaux.

samedi 17 décembre 2011

Vous ne savez pas quel vin offrir à votre oncle Gilles qui a tout bu?

Pas de problème. Voici une liste rapide de mes meilleurs dégustations en 2011… pour ceux et celles qu’on ne peut plus impressionner… ou presque.

Pour les gros budgets.
-Guigal Hermitage rouge 2003, 10220875, 108.25$ Le Rhône a son meilleur et en grand cru classé svp. Un plaisir offert par une maison de renom. Un vin exemplaire de race et d'élégance.

- Matallana Ribera del Duero 2004,10999989, 107.25$ L’Espagne dans la plus pure des traditions. De la matière à souhait, des tannins serrés, de la recherche et de la finesse. Une bouteille à laisser dormir en cave pour encore une bonne dizaine d’années.

- Flaccianello della Pieve Fontodi Colli Toscana Centrale 2008, 11364571, 85$ Un Super Toscan qui soulève la poussière sous son passage. Il sera encore plus voluptueux et raffiné dans dix ans, mais il nous annonce déjà son potentiel de splendeur.

-Pauillac (3e vin du Château Latour) 2005, 00969568, 83$ Une grande pointure qui se passe de présentation avec un nez très aromatique et mûr, rappelant le cuir, le cèdre, le cassis, la torréfaction et une pointe de violette, de laurier et d’épices.

-Le Serre Nuove dell'Ornellaia Bolgheri 2009, 10223574, 60,00 $ Établi depuis 1981, le domaine nous offre de grandes pointures souvent hors de prix, mais pour l’amateur cherchant à découvrir ce qui se cache dans la bouteille sans fracasser son portefeuille, le second vin est souvent l’option la mieux rentable et Le Serre Nuove dell'Ornellaia Bolgheri 2009 fait parti de cette classe à part.

-Tignanello Antinori Toscana i.g.t. 2008, 10547245, 59,75 $ C’est au Tignanello que l’on doit la poussée des fameux « super Toscans » du début des années 1970 et ce millésime 2008, classé 18 sur 20, c.-à-d. excellent, n’échappe pas à sa réputation.

-Podere Sapaio Bolgheri Superiore 2007, 11491651, 50,25 $ Assez ample au nez, il offre concentration et richesse en donnant dans les arômes de fruits noirs tandis que la bouche offre du gras aux notes chocolatées.

-Osoyoos Larose Le Grand Vin Okanagan Valley 2007, 10293169, 43.50$ Une grande pointure avec des tannins serrés, mais sans rugosité et donnant dans les fruits avec des saveurs de prunes et une touche boisé-épicée qui fait Nouveau-Monde.

Pour les raisonnables.
-Shiraz Number One Constitution Road Robertson 2008, 10703332 29.05$ Du gros jus complexe avec de la matière et qui ne demande qu’à nous faire rêver aux bonnes viandes saignantes.

Greppicante Bolgheri 2008, 11191826, 23,60 $ Dès son arrivé sur le marché en 2002, le petit domaine de 25 hectares a reçu les éloges des publications reconnues comme Wine Advocate et Wine Spectator par l’exceptionnelle qualité de son Greppicante.

Un Porto.
Offley Baron de Forrester tawny colheita 1980, 00599944, 57,75 $ Voilà un vrai Porto digne de mention qui donne dans les notes de noisettes et de chocolats. Colheita signifie récolte en portugais. Il ne s’agit donc pas d’un assemblage mais bel et bien d’un millésime qui a atteint l’âge vénérable de 31 ans.

Un Scotch.
Islay Mist 12 ans scotch blended, 11368812 (50.50$) Un produit exemplaire avec de la douceur et une touche de poire salées. Tout simplement ravissant.

Que dire du blanc.
Chablis Grand Cru Grenouilles Louis Michel&Fils 2008, 11356459 (65$) Vraiment superbe avec une longue finale qui évolue lentement. À savourer doucement, dans le calme d’une pluie légère et à l’ombre d’une truite fumée.

Château Carbonnieux Pessac- Léognan grand cru classé blanc, 11181476 (53$) Savoureux. Un grand cru classé. Un millésime 2008 exceptionnel. À prendre en bonne compagnie au coin du feu.

Pour le connaisseur chevronné.
Rolet Père et Fils vin jaune Arbois 2000, 00880872 (56.75$) Deux mondes entre le nez (sucré) et la bouche (amer et sur un goût net de pailles). Une finale exceptionnelle qui grave la mémoire.


Bon temps des fêtes !

vendredi 16 décembre 2011

Podere Sapaio Bolgheri Superiore 2007

Podere Sapaio Bolgheri Superiore 2007, Code SAQ : 11491651, 50,25 $
Pays : Italie
Région : Toscane
Appellation : Bolgheri
Fournisseur : Podere Sapaio
Cépages : 50% Cabernet-Sauvignon, 20% Merlot, 15% Cabernet-Franc et 15% Petit Verdot
Pourcentage d'alcool : 14.5 %

Voilà un autre Supertoscan fait d’un assemblage typiquement bordelais et qui est le porte-étendard de ce domaine ayant vu le jour en 1999 (cabernet-sauvignon (50 %), merlot (20 %), cabernet franc (15 %) et petit verdot (15 %)). Assez ample au nez, il offre concentration et richesse en donnant dans les arômes de fruits noirs tandis que la bouche nous donne du gras aux notes chocolatées. Belle complexité et avec de la matière, s’affirmant sur des flaveurs de cerise, de torréfaction et d'épices douces, il est cependant fermé et demeure sur les arômes primaires d’alcool. Disons à redécouvrir dans une bonne dizaine d’années afin de lui permettre de nous révéler toute sa splendeur.

Le domaine de 40 hectares a vu le jour dans la province de Livorno en 1999 sous les investissements du Vénitien Massimo Piccin. L’objectif principal est d’offrir une nouvelle voix aux cépages bordelais dans le Bolgheri en mettant sur le marché des vins qui offrent de la puissance aromatique, de la finesse et un grand potentiel de garde. Le travail des vins repose avant tout sur l’agronomiste Simone Setti et l’oenologue Susanna Drei.

Vendange manuelle et fermentation individuelle des moûts suivie d’une longue macération pelliculaire et d’un vieillissement de 18 mois en barrique de chêne français. Vient ensuite un autre 10 mois en bouteille avant d’être lancé sur le marché.

vendredi 2 décembre 2011

Le Serre Nuove dell'Ornellaia Bolgheri 2009

Le Serre Nuove dell'Ornellaia Bolgheri 2009
Code SAQ : 10223574, 60,00 $
Pays : Italie
Région : Toscane
Appellation : Bolgheri
Fournisseur : Tenuta dell'Ornellaia


Cépages : Merlot (54 %), Cabernet-sauvignon (31 %), Petit verdot (10 %) et Cabernet franc (5 %)
Pourcentage d'alcool : 14.5 %
WA92 WS89

Voici un autre « supertoscan » offert par la maison Tenuta dell’Ornellaia, l’un des leaders de l’appellation Bollgheri en Toscane. Établi depuis 1981, le domaine nous offre de grandes pointures souvent hors de prix, mais pour l’amateur cherchant à découvrir ce qui se cache dans une telle bouteille sans fracasser son portefeuille, le second vin est souvent l’option la mieux rentable et Le Serre Nuove dell'Ornellaia Bolgheri 2009 fait parti de cette classe à part.

Petit frère des Masseto et Ornellaia, Le Serre Nuove fait honneur à sa famille depuis son arrivée sur le marché en 1997. Le millésime 2009 offre une grande concentration aromatique qui donne dans le fruit très noir (cerises noires) souligné par des effluves vanillés et caramélisés que soulève la jeunesse du vin qui est encore sous les arômes primaires d’alcool et secondaires de fermentation en barrique. La bouche est complexe et avec beaucoup de matière qui donne dans des notes poivrées qui demeurent très difficiles à cibler (fruits noirs et une touche épicée au final). La finale évolue lentement sur une belle persistance aromatique. Un excellent assemblage typiquement bordelais (Merlot (54 %), Cabernet-sauvignon (31 %), Petit verdot (10 %) et Cabernet franc (5 %)) qui demande une longue heure en carafe ou encore mieux de dormir en cave pour un bon dix ans.

Vendangé manuellement puis vinifié individuellement, chaque cépage passe une semaine en cuve inox avant de passer sous une macération pelliculaire de 10 à 15 jours, ce qui permet d’extraire un grand nombre d’arômes emprisonnés dans les pellicules des raisins. Vient ensuite une fermentation malolactique et un séjour en barrique qui dure en moyenne 15 mois. C’est après les 12 premiers mois en barrique que le vin est assemblé afin de bien s’intégrer pendant un autre trois mois de vieillissement. Le vin dort ensuite un autre six mois en bouteille avant de franchir les portes de la mise en marché. La fermentation malolactique permet de diminuer l’acidité du vin et d’apporter plus d’arômes et de structure. Elle comporte trois étapes principales : le chauffage de la vendange, l’extraction du jus et son refroidissement.

C'est à la suite du modèle français des Appellations contrôlées, développé autour des années ‘30, que l’Italie adopta un système similaire sous la forme des Denominazione di Origine Controllata (DOC), et notamment pour les Chiantis. Malgré quelques progrès techniques, la transposition continua de produire des vins de mauvaise qualité et amena certains producteurs dans les années ‘60 à chercher un moyen de produire des vins d’une plus grande finesse sans se conformer à leur DOC. Or ces vins n’étaient pas conçus à base du cépage traditionnel de Sangiovese, mais plutôt avec du Cabernet-Sauvignon et ils donnèrent donc naissance au tout premier millésime de la célèbre cuvée Sassicaia (1968) sortie sous la dénomination de « vino da tavola » du fait que l’usage du Cabernet ne pouvait être utilisé dans l’appellation Chianti. Par la suite, dans les années 70-80, suite aux conseils du fameux bordelais Émile Peynaud (1912-2004), considéré comme le père de l’œnologie moderne, la cuvée mythique d’une extrême qualité envahit le monde entier sous le nom de « supertoscans ».

dimanche 27 novembre 2011

Greppicante Bolgheri 2008

Greppicante Bolgheri 2008, Code SAQ: 11191826, 23,60 $
Pays : Italie
Région : Toscane
Appellation : Bolgheri
Classification : Ne s'applique pas
Fournisseur : I Greppi S.S.
Cépages : Cabernet Sauvignon, Merlot et Cabernet Franc.
Pourcentage d'alcool : 13.5 %
WA90 WS 90

Fruit mûr à souhait, avec des arômes de cassis et de mûres soutenus par une acidité vive sous des notes de chênes grillés, mais encore trop jeune pour l’instant (encore sur les arômes primaires d’alcool et secondaires de barriques qui masquent la délicatesse du fruit). Les tannins sont toutefois encore un peu trop serrés et méritent du repos avant de nous éblouir. Disons à boire en 2016.

Dès son arrivé sur le marché en 2002, le petit domaine de 25 hectares, qui a vu le jour  sous l’association de deux familles (Landini et Cancellieri-Scaramuzzi), a reçu les éloges des publications reconnues comme Wine Advocate et Wine Spectator par l’exceptionnelle qualité de son Greppicante.

La DOC Bolgheri, partie prenante de la Toscane, fait une large place aux cépages français (Cabernet-Sauvignon, Merlot, Cabernet-Franc) et au Sangiovese. Proche de la mer, elle accueille notamment la célèbre cuvée Sassicaia commercialisée dès 1974 (Sassicaia Bolgheri 2008, 00743393, 177,75 $).

Après une fermentation en cuve inox, le Greppicante subi une macération d’une quinzaine de jours (les parties solides du raisin, essentiellement pellicules et pépins, baignent dans le moût pour extraire plus de couleur, d’arômes et de tannins), vient ensuite une fermentation malolactique dans des barriques de chêne (l'acide malique au goût de pommes vertes se transforme en acide lactique et en gaz carbonique sous l'effet de certaines bactéries, ce qui permet d'assouplir le vin, moins âpre au goût) et un vieillissement minimum de deux ans imposés par le DOC.

À noter que seulement 5 265 caisses ont été produites de cet excellent millésime 2008 (18 sur 20) et qu’à ce prix il mérite une attention toute particulière.

Tignanello Antinori Toscana i.g.t. 2008

Tignanello Antinori Toscana i.g.t. 2008, Code SAQ: 10547245, 59,75 $
Pays : Italie
Région : Toscane
Appellation : Toscana
Cépages : 80% Sangiovese, 15% Cabernet Sauvignon, 5% Cabernet Franc
Fournisseur : Marchese Antinori SRL
Pourcentage d'alcool : 13.5 %
WA 94 WS 92

C’est au Tignanello que l’on doit la poussée des fameux « super Toscans » du début des années 1970 et le millésime 2008, classé 18 sur 20, c.-à-d. excellent, n’échappe pas à sa réputation et donne ici tout son caractère à cet assemblage Sangiovese, Cabernet-Sauvignon et Cabernet-Franc. La couleur rubis intense annonce une bonne concentration aromatique qui verse dans les notes de fruits rouges mûrs accompagnées d’arômes de confitures, de vanille et d’épices. La bouche demeure cependant fermée en nous offrant simplement les arômes primaires d’alcool et secondaires de fermentation et de barrique soutenues par des tannins assez serrés. L’ensemble nous annonce toutefois les flaveurs de fruits noirs, de cerise, de cèdre et de réglisse qui persistent longuement en finale. Concentré et austère, c’est un vin qui nous offrira une belle complexité et de la matière dans un miminum de cinq ans, disons vers 2016 tout au moins.


La famille Antinori fabrique du vin depuis plus de 25 générations. Le domaine de Tignanello est situé au cœur de l’appellation Chanti Classico, à 30km au sud de la ville de Florence. On y retrouve 147 hectares de vignes divisés principalement entre le Sangiovese, le Cabernet-Sauvignon, le Cabernet-Franc et quelques pieds en blanc (Malvasia et Trebbiano).

Si beaucoup de Chianti sont destinés à une consommation rapide, le Chianti Classico est tout le contraire. Son côté très sec et sa forte acidité fait en sorte qu’il est difficile de le boire jeune ou en dehors de la table. La DOCG Chianti impose un minimum de 75% de Sangiovese assemblé ou non avec un peu de Canaiolo, ainsi qu’une infime proportion des cépages blancs Trebbiano et Malvasia del Chianti afin d’arrondir les tannins rêches du Sangiovese.


Avec le Tignanello la vinification est traditionnelle avec bien évidemment toute la modernité actuelle : fermentation individuelle des trois cépages suivie d’une fermentation malolactique (l’acide malique au goût de pommes vertes se transforme en acide lactique et en gaz carbonique sous l’effet de certaines bactéries, ce qui permet d’assouplir le vin; moins âpre au goût). Vient ensuite un assemblage et un vieillissement en barrique de chêne pour une période de 12 mois, puis le tout passe une autre année en bouteille avant sa commercialisation.